Et si je te disais que ton succès de ta communication ne dépend pas de ton organisation ni de la méthode utilisait, ça, c’est le haut de l’iceberg !

Il y a autre chose, en dessous, bien cachée….

Bien communiquer sur son business, augmenter son trafic et sa visibilité, trouver des nouveaux clients, c’est un art. Un art qui s’apprend certes. Mais surtout un art qui se comprend.

Aujourd’hui le copywritting a pris le devant de la scène. L’art du storystelling revient en force.

Les méthodes de planification sont vues comme le Graal de la réussite.

Et pourtant, malgré toutes ses méthodes dites « ultimes », « infaillibles », le succès n’est pas au rendez-vous, la procrastination, c’est-à-dire le fait de remettre à demain ce que tu dois faire aujourd’hui, est toujours très présente chez les entrepreneures.

Certains coachs vont te dire que c’est dû à un manque de motivation – ce qui te fait ressentir, au passage, beaucoup de culpabilité, n’est-ce-pas ?

Mais en vrai, si la procrastination et si ton manque de passage à l’action n’étaient pas le reflet d’un manque de motivation ?

Et si le fait que tu n’atteignes pas tes objectifs n’était pas dû à une mauvaise organisation ?

Alors voilà…

Je suis sûre que cela t’est déjà arrivé :

tu as ta liste d’actions à faire absolument, pour ton business et pour atteindre ton objectif, mais….

– hop sur Facebook,

– ou tu perds un papier hyper important,

– ou ton ordinateur qui plante à ce moment là (j’en suis la spécialiste.).

Dans une autre vie pas si lointaine (les dinosaures avaient déjà disparus…), j’ai été infirmière et thérapeute spécialisée dans les schémas inconscients. 

J’ai pu voir, pour mes clientes mais aussi pour moi-même, combien nos actions et nos choix sont régis par notre inconscient. Et oui, tu n’es pas seul dans ta tête, si tu en doutais encore.

Quand je fais un consulting, je te donne un plan de passage à l’action. Certaines de mes clientes mettent tout de suite en place ce que nous avons vu, d’autres non, pourquoi ?

Pourquoi tu ne priorises pas les actions qui te permettraient d’atteindre tes objectifs ?

Pourquoi, tu as l’impression qu’il y a toujours un truc qui t’empêchent d’avancer ?

Certains freins inconscients viennent nous mettre des bâtons dans les roues et nous empêchent même de poser les bonnes actions pour mieux communiquer et atteindre nos objectifs.

Quels sont-ils ? 

Voici la partie immergée de l’iceberg !

Je t’en parle dans cet article.

freins inconscients

Comprendre l’inconscient

Avant de te parler de ces fameux freins, revoyons d’abord les bases de l’inconscient. J’utiliserai le mot « IL » pour parler de l’inconscient mais il s’agit bel et bien de toi.

Le conscient se définit par « qui a connaissance, conscience de… » (d’un fait, d’un acte, d’une réalité.) Donc cela touche ce dont tu as conscience.

L’inconscient au contraire se définit par :  « qui n’a pas conscience ou connaissance de… (d’un fait, acte, réalité, etc.) ». Là, nous parlons de ce dont tu n’as pas conscience… Et il y a beaucoup beaucoup beaucoup de choses…

Tu trouveras « la poire de Jung » (Carl Jung), célèbre médecin psychiatre qui a travaillé sur la psyché humaine, qui en montre bien ses différentes strates.

Cela est schématisé, les différentes strates interagissant sans cesse entre elles. C’est une sorte de grosse base de données.

Ton inconscient n’est pas ton ennemi, même si d’un premier abord, on peut le voir comme ça. Il est là pour te protéger, te maintenir en vie, et éviter que tu ne souffres. C’est son job, en résumé, car cela est bien plus complexe.

Et il va utiliser des stratégies les plus farfelues pour y arriver, en fonction de ce qu’il y a inscrit dans ta base de donnée.

Comprends bien : ce n’est ni bien ni mal, c’est une grande base d’information que tu vas utiliser.

Répondre à tes besoins, la priorité.

Pour rester en vie, tes besoins doivent être satisfaits.

Tu as des besoins conscients et d’autres dont tu n’as pas conscience. Et c’est là que commence les difficultés.

Tu vas donc mettre tout un système en place pour les satisfaire, quitte à aller à l’encontre de ton objectif.

Tu vas t’auto-freiner, aussi appelé auto-sabotage.

La procrastination peut être un auto-sabotage.  #toutsexplique.

Mais il y en a bien d’autres. Mais pourtant donc était-il aussi méchant ?

Quelle en est la cause ?

Quels sont donc, finalement, ses fameux freins ?

Allez, finis le suspense, je t’en parle maintenant.

4 freins les plus courants qui t’empêchent de bien communiquer

La peur 

La peur est une émotion naturelle qui nous permet de rester en vie. La peur n’est pas négative, elle est là pour nous protéger. Le problème, c’est que nous avons plusieurs peurs archaïques bien ancrées dans notre cerveau reptilien (notre cerveau le plus ancien pour simplifier).

Quelques exemples :

  • peur d’être rejeté,
  • peur du regard des autres,
  • peur d’être abandonné,
  • peur de l’échec,
  • peur de réussir (puis de tout perdre ensuite),
  • peur de la mort (évidemment, celle-là est très courante),

et j’en passe.

Mais qu’est-ce que la peur vient faire dans ta communication ?

Je te donne un exemple.

Tu souhaites faire des lives Facebook.

Mais voilà, tu as une peur inconsciente du regard de l’autre. Cela vient te toucher une mémoire, une histoire qui t’a fait vraiment mal et tu ne veux pas souffrir.

Donc ton inconscient va être en mode “en fait non, les lives Facebook, trop dangereux, je risque d’avoir à nouveau mal”.

Et patatra, tu as toujours autre chose de mieux à faire, tu n’en fais jamais ta priorité. Au moins comme ça, tu es protégé.

Alors comment faire pour sortir de là : te confronter à ta peur, la rendre consciente est la seule possibilité que tu aies.

L’exercice du “qu’est-ce qu’il se passerait si…”

Pose-toi la question en lien avec ta problématique, puis répond à la question.

Par exemple : qu’est-ce qu’il arriverait si j’avais plus de trafic ?

J’aurais plus de client.

Et qu’est-ce qu’il se passerait si j’avais plus de clients ?

Je gagnerais plus d’argent.

Et qu’est-ce qu’il se passerait si j’avais plus d’argent ?

Je ne serais pas le gérer. 

(Et là en général tu commences à ressentir la fameuse boule au ventre.)

Et qu’est-ce qu’il se passerait si je ne sais pas le gérer ?……

Donc tu as une peur liée à l’argent…. Peur souvent irraisonnée. Une fois que tu en pris conscience, tu peux l’accueillir mais ne plus la laisser prendre le dessus #youaretheboss.

Les croyances 

Une croyance est le fait de croire, de se fier à quelque chose. 

C’est elles qui posent le cadre de ce qui est possible pour nous ou pas.

Elles peuvent soit nous limiter, soit nous aider.

Par exemple :

  • communiquer sur les réseaux sociaux, c’est trop fun et c’est rapide => croyance aidante,
  • communiquer sur les réseaux sociaux, c’est trop compliqué et cela demande beaucoup de temps => croyance limitante.

Et des pensées comme ça on en a sur TOUT, mais vraiment tout ! Et très souvent elles sont inconscientes (et oui, sinon ça serait trop simple hein).

Le but, c’est d’aller les débusquer pour les transformer.

Si tu penses que communiquer, c’est compliqué, et bien ça le sera.

Si tu penses que tu es nulle en comm’, alors tu le seras.

Si tu penses qu’en tant que femme entrepreneure, on doit faire tes preuves, alors tu vas travailler deux fois plus dur.

Si tu penses que tu ne peux pas gagner plus de 2 000 € par mois, tu vas te créer un plafond de verre.

Et tout ça impact ta communication, ton positionnement, et les actions que tu vas mettre en place, tu l’auras compris.

Quelques croyances à explorer :

– l’entrepreneuriat, c’est…..

– être une femme entrepreneure, c’est…

– communiquer, c’est…

– vendre mes offres, c’est…

– quel chiffre d’affaires maximum je peux faire ?

etc…

Puis si tu t’aperçois que la réponse est bof bof hop tu choisis de croire le contraire en te disant : “à partir d’aujourd’hui, je décide que ….” en général, la simple prise de conscience aide à la transformer.

Les loyautés 

Les loyautés sont sûrement les plus dures à débusquer.

C’est le fait d’être loyal à un schéma familial, une croyance, un comportement, à un membre de ta famille.

Pour ne pas les décevoir, et continuer au passage de nourrir tes besoins (cf bénéfices secondaires), tu vas maintenir cette loyauté. 

Par exemple : ta famille paternelle a vraiment galéré dans la vie. Pour leur rendre hommage, car quand même ça ne serait pas juste qu’ils aient galéré autant et pas toi, tu vas te freiner et te saboter et continuer à perpétrer cette galère.

Comment les trouver.

Regarde dans ton histoire familiale, ce qu’ils ont vécu, leur histoire de vie, leur rapport à l’argent, leurs croyances. Essai ensuite de faire des ponts entre toi et eux.

Pose-toi la question : à qui j’essaie de plaire en faisant ça ?

Pour aller plus loin, découvre la formation : identifier et sortir des schémas répétitifs.

Les bénéfices secondaires

C’est la partie la plus sensible de l’article, car elle te met les deux pieds dans ta responsabilité.

Si tu maintiens ces freins, c’est que tu en retires un avantage inconscient. Cet avantage est la satisfaction d’un besoin.

Attention, ne te juge pas s’il-te plaît.

On en a toutes et tous des bénéfices secondaire. Il est juste important de s’en rendre compte. Parfois, ils peuvent nous maintenir dans des schémas très positifs, tous ne sont pas freinant.

Un schéma très courant, c’est le fait d’être malade par exemple ou de vivre toujours des choses difficiles pour… avoir de l’attention. Ben oui, ton inconscient ne sait pas faire autrement.

Avec la plus grande compassion pour toi, pose-toi les questions : 

– quel avantage ai-je à rester dans ce schéma ?

– quel besoin cela vient nourrir ?

Pour conclure, tu auras compris, bien communiquer et réaliser tes objectifs ne dépend pas de la méthode mais bel et bien de ton état d’esprit. Dans cette société qui prône des schémas plus « Yang », plus « rentre dedans », plus « GO GO GO », il est important de prendre du recul.

À lire aussi : comment bien communiquer quand on est entrepreneure hypersensible.

Aborde ces différents aspects avec beaucoup de bienveillance pour toi. Le but n’est pas de te juger, mais te transformer ces freins en levier d’évolution. La clé est là.

Car derrière tes peurs, tes croyances, tes loyautés, tes bénéfices secondaires se cachent des ressources inestimées qui demandent à éclore.

Et rappelle-toi de quelque chose d’important.

Tu fais de ton mieux !

Kiffe ta comm’ !